Anecdot’iK

Corfou City

True Story

Corfou était l’île des Phéaciens. Peuple de marins un peu mystique. Les Phéaciens appartiennent à la race des géants dans la mythologie. 

Et comme toute bonne histoire de la mythologie, ça ressemble beaucoup au feux de l’amour. Secret story pour les plus jeunes. Leur roi Alkinoos est fils de Nausithoos lui-même fils de Poséidon et Péribée. Péribée est la plus jeune fille du roi des Géants, peuple de guerriers sauvages qui ont combattu les dieux de l’olympe. 

Nausithoos, a eut deux fils, dont l’un engendra une fille, Arété ; le second fils est Alcinoos, le « famous king » des Phéaciens. 

Alcinoos épousa sa propre nièce, la fille de son frère donc … 

C’est très certainement à cause de de ce mariage incestueux que le peuple des Phéaciens se situe (selon les grecs) entre deux mondes : entre celui des Géants auquel ils appartiennent par leur ascendance et par leurs unions un peu spéciales, et celui des hommes, qui vivent dans des cités, en organisation politique, et respectent les règles de bon usage en terme de mariage. 

On avance un peu dans l’histoire. 

Corfou fut colonisée par les Corinthiens vers 734 av. J.-C.. Plus tard, les Corfiotes instaurèrent leur propre politique, ils voulaient se libérer de l’autorité des Corinthiens. Une lutte territoriale et navale entre les Corinthiens et les Corfiotes et qui dura près de 70 ans vu les Corfiotes victorieux.  Les Corfiotes participèrent comme beaucoup d’autres colonies à la guerre du Péloponnèse du côté d’Athènes en -431. 

Les pertes dues à la guerre du Péloponnèse entraînèrent le déclin de l’île. Les Spartiates et leur armées envahirent l’île en -375. Mais les Athéniens portèrent secours à leur anciens alliés et chassèrent les Spartiates.

L’avènement des romains

En -229, Corfou fait partie de l’Empire romain. L’île fut, sous la domination romaine pendant environ six siècles. 

Époque byzantine

La période byzantine ne fut pas très paisible pour Corfou. En + 455, les Vandales ravagèrent l’île. En 562, les Goths envahirent Corfou et la pillèrent. Etant située stratégiquement entre l’orient et l’occident.  

Les Goths utilisèrent l’île pour attaquer la Grèce continentale.

Au XIe siècle (1082), les Normands voulurent s’emparer de Corfou. Mais Byzance et Venise, n’ont pas vu ça d’un très bon oeil et ensemble, ils les vainquirent en 1147. En 1204, les Croisés font leur apparition et Corfou subit alors la domination vénitienne.

Les vénitiens s’installent confortablement (1386-1797)

En 1386, quelques notables de Corfou demandèrent la protection du doge de Venise. Venise verse au roi de Naples 30 000 ducats d’or (ça faisait beaucoup à l’époque) pour récupérer l’île. Les Vénitiens construisent de nombreuses fortifications qui sont toujours sur pied et font de la ville de Corfou ce qu’elle est. 

En 1550, ils fondent la Vieille Citadelle et 30 ans plus tard, c’est le Fort Neuf qui fut érigé. Grâce à toutes ces défenses, l’île ne tomba jamais aux mains des Ottomans lors de luttes du XVe au XVIIIe siècle.

Passage des Français et des Anglais

Après avoir occupé Venise, Napoléon Bonaparte décide, en 1797, d’occuper les Îles Ioniennes. Le 27 mai, le général Gentili atteint la rade de Corfou et s’empare de la citadelle.L’île passe sous statut de protectorat britannique entre 1814 et 1864. Le 21 mai 1864, Corfou, ainsi que les autres îles ioniennes, est officiellement remise à la Grèce.





Et depuis …

Corfou coule des jours paisibles depuis son rattachement à la Grece, sauf de 1927 à 1943. 

En 43, des Italiens (des géomètres, ingénieurs et savants) sont agressés sur l’île : c’est l’incident de Corfou. Benito Mussolini en profite pour exiger des réparations inacceptables de la part d’Athènes. 

Devant le refus des Grecs, Mussolini occupe la moitié nord de l’île et commence à y installer des colons italiens en vertu de sa promesse de rebâtir un Empire romain en Méditerranée. .. Il avait quand même des drôles d’idées ce Mussolini. 

L’occupation italienne prendra fin avec le régime fasciste et Corfou retrouva sa tranquillité. 

Corfou et nous …

Une bonne douzaine de miles nous attendent ce matin. Nous quittons le mouillage sauvage et tranquille de Pétriti pour rejoindre la grande ville. Nous naviguons sous un ciel gris et nuageux mais avec du bon vent. Un vent du sud nous pousse vers le nord de l’ile. Nous naviguons 2h15 au vent arrière et grand largue. Le bateau adore ces allures et nous aussi. 

La mer se forme petit à petit, on évite de regarder derrière nous car les vagues grossissent et les creux aussi. 1 à 2m ce jour la. Sérénité surfe les plus grosses, on sent le bateau prendre de la vitesse, les plus petites passent sous le bateau sans nous chambouler. 

La visibilité n’est pas très bonne mais nous apercevons la pointe de Mandraki et le vieux fort au loin.  

Plusieurs possibilités pour s’amarrer 

2 yacht club occupent les places à l’entrée de la ville. Un au sud de la vielle citadelle et un juste au nord. Les places y sont chères et la protection des vents n’est pas la meilleure. Bien plus au nord-ouest se trouve une immense Marina, payante bien évidemment mais proposant l’eau et l’électricité … c’est entre 5 et 10€ du mètre …

Entre les 2 , le port de commerce blindé de ferry et de paquebot, le nouveau et le vieux port. 

Notre choix se portera sur ce dernier. Il est gratuit, pas forcement très propre mais il offre une protection importante contre tous les vents et … on est au coeur de la vieille ville de Corfou. De vieilles bâtisses au style vénitien surplombent le bateau et l’atmosphère y est plus tranquille. Ni eau ni électricité … c’est pas grave … on a l’habitude de vivre sans et on dispose encore de suffisamment de réserves. 

La manoeuvre est difficile … le vent du sud souffle fort (4-5 beaufort). Nous mettrons 20 minutes à réussir notre marche arrière et occuper la seule place de libre. Une fois, les amarres en place et l’ancre vérifiée, il est temps de clôturer le livre de bord et de boire un coup. 

La météo n’est pas très encourageante pour les jours a venir, une bonne opportunité pour profiter de la ville, de son vieux marché couvert et du folklore local. A l’heure où j’écris ces quelques lignes les fêtes de pâques approchent et l’ambiance est forcement festive. 

Ce qu’on a aimé 

Flaner dans la vieille ville en dehors des grosses artères touristiques et surtout en regardant en l’air. C’est un labyrinthe de petite rues ou chaque bâtiments racontent une histoire.

La « old town » est splendide et riche. On y retrouve des airs d’Italie avec ses couleurs aquarelles. Du jaune pale au pourpre, ses volets colorés et fleuris. Les façades aux tons ocres, les balcons en fer et les tuiles rouges témoignent des quatre siècles de domination vénitienne. 

Les enfants courent dans les rues et le linge sèche sur des fils entre les bâtiments. On a passé des heures dans des petits cafés reculés à contempler ce spectacle. Corfou est vivante avec de nombreuses rues commerçantes et des terrasses à n’en plus finir. Autour de l’esplanade, on y remarquera l’empreinte française avec une longue rue bordée d’arcade. Un style très parisien. On s’y arrête volontiers pour boire un café à l’ombre et regarder le fourmillement de vies. 

La biere de Corfou 

Corfu Beer est une brasserie fondée en 2006 dans le but de créer une vraie bière de classe mondiale à Corfou et de concurrencer les grands groupes grecques. Rien a voir avec les bières belges à fort taux en alcool. Les 4 bières (Blonde / Red / Black et Gold) que l’on a pu gouter sont douces et peu alcoolisées (5%). Rafraichissantes et gouteuses, elles sont parfaites pour accompagner le Sofrito ou le Boudréto. 



Antipaxos et Paxos

 

Dimanche 7 avril 2019, nous quittons le mouillage sauvage de Sivota pour nous rendre vers le Nord en direction des petites iles appellées Antipaxos, ile du sud et Paxos 1 mile nautique plus au nord. 

52 miles de navigation nous séparent de cet ilot paradisiaque. 

(on ne le savait pas encore avant d’y arriver). 

Antipaxos est une ile microscopique, nous n’y ferons pas de halte mais juste le tour par la cote EST. Comme toutes les iles de la mer Ionienne , c’est verdoyant, le littoral est bordé de plages de sable ou de galets et l’eau est clair. 

En fin de journée, nous rejoignons, la baie de Mongonissi, une baie protégée des vents dominants. J’avais réservé l’emplacement 😉 on est le seul bateau dans la baie !! La nuit sera calme, régénératrice et longue. L’ancre n’a pas bougée dans des fonds de vases de bonnes tenues. 

A l’aube nous larguons les amarres pour une courte navigation de 2,8 miles jusqu’au port de Gaios. L’anse formé par l’ilot désertique (on y trouve un juste un monastère) à l’EST du port, ne nous permet pas de voir l’entrée mais une fois rapproché nous rentrons dans un petit canal naturel aux eaux turquoises. A l’entrée, un remorqueur en travaux, un sous-marin d’exploration et un énorme quai pour accueillir les ferrys. 

Nous avançons un peu à l’aveugle sans savoir ce qui il y aura au prochain « virage ». Je suis en vigie accroché au génois enroulé et clotilde à la barre. 

Des petits bateaux de pêcheurs sont jonchés le long du quai et plus loin nous voyons le port. 

Le vent ne souffle pas très fort, nous jetons l’ancre, 35 mètres de chaine et commençons la manoeuvre. 

Sérénité est un quillard long qui n’aime pas trop la marche arrière, après un « coup de fouet », on laisse le bateau se diriger « siga siga » vers son emplacement. Quelques voiliers sont amarrés et le voisin récupère notre amarre bâbord. 

La manœuvre s’est faite en douceur, une fois en place, je repasse à l’avant pour reprendre et tendre la chaine. 

La journée se termine en beauté et l’entrée dans ce petit port vaut vraiment le coup. 


Nous décidons de rester 2-3 jours ici et de profiter du calme (hors saison, les touristes sont peu nombreux et l’ambiance conviviale). 

Le lendemain, nous partons en ballade (à pied) vers le Nord, visite du port et de cette intrigante machine qu’on a vu à l’embouchure. 

La météo n’est pas très encourageante pour les jours qui viennent, nous resterons finalement 8 jours. L’occasion de sortir les vélos et d’aller récolter de déchets sur les plages environnantes. 

Nous vagabondons de criques aux eaux bleu clair, de plages de galets blancs immaculés ou de sable fin. 

J’adore le son d’une plage de galets, avec les vagues, les cailloux s’entrechoquent et émettent un rythme qui apaise. On est comme bercé par ce bruit sourd et lorsqu’on a la tête sous c’est encore mieux. 

Nous nous baignons à Kipos Beach, l’eau est fraiche (envrion 15°) mais le soleil se charge de nous réchauffer à la sortie. 

Plus au sud, nous trouvons une plage, (dont on ne connait pas le nom) au bout d’un petit sentier escarpé, encore plus belle que la précédente. D’immenses rochers noirs plongent dans l’eau. L’eau étant toujours aussi fraiche, nous nous réchauffons tel des lézards, sur ces rocs qui ont emmagasiné la chaleur de midi. 


Les jours passent et les bateaux aussi

Un jour un ferry de touristes, un autre jour un yacht de luxe de 65 pieds manquent de nous percuter, le lendemain 5-6 voiliers. Chaque jour c’est un balai de bateaux qui se partagent les places au port. 

C’est l’occasion de rencontrer du monde, de discuter et de boire des apéros… 

Nous rencontrons René et Sabine, des tours du mondistes sur un magnifique Sunbeam 42. Le courant passe tout de suite avec ce couple belge qui a traversé tous les océans de la planète. Au coeur de nos échanges , des histoires de bateaux forcement. 

Nous ferons la rencontre d’une fine équipe de marins. Arrivés de Sicile sur un bateau associatif, un voilier « école », ancien course croisière aménagé avec simplicité et technicité … comme on aime. Ils parcourent la Grèce pour les vacances avant de repartir en France. Un équipage de 7 personnes avec qui nous partagerons un apéro et un diner, une vraie flotte de sauvages. 

Quelques verres plus tard, on les embarque pour la visite de Sérénité. La soirée finira à 4h du matin … 

Fabrice et Philippe, deux plongeurs-pêcheurs du sud de la France, amoureux de la mer, qui naviguent plusieurs semaines par an sur des bateaux de loc. On finira notre séjour sur Violetta pour boire un dernier verre : un rhum de 20 ans d’âge …

En 8 jours, on aura pris le temps de visiter l’île, de sympathiser avec les gens du coin et de manger quelques bons mezzes grecs. 

Ce qu’on a aimé !

Le calme et le charme de l’île : Quelques tavernes et bars sont ouverts en ce début de saison, mais ils ne sont fréquentés que par les gens de l’île. La saison touristique ne commençant que dans 1 mois, l’ambiance est conviviale et agréable. Les enfants jouent sur la place du village surveillés de loin par les grands parents assis aux terrasses des cafés, l’accueil est chaleureux et la vie est tranquille. 

Le respect de l’olivier : la principale source de revenu de l’île (en dehors du tourisme)  étant l’huile d’olive, (on compte 100 oliviers par habitant), ceux ci sont bichonnés. On y trouve des arbres ayant plusieurs centaines d’années et malgré la construction exponentielle de routes et de villas , ceux ci n’ont pas été coupés ou sacrifiés. 

Le pêcheur de déchet : Lors de notre premier jour, on a pu assister à la récolte de déchets par un bateau de pêcheur, qui ramène le tout à terre. Un camion broyeur récupère ce que les pêcheurs ont ramassé à la surface et sous l’eau puis en font des concrétions qui sont ensuite transportées sur le continent. 



Ce qu’on a pas aimé !

Le bruit des travaux de construction : pour accueillir le nombre croissant de visiteurs, de nombreuses villas avec piscine sont construites dans les hauts du village, le bruit des pelles mécaniques étaient très dérangeants certains jours et cela dénature le paysage. 

Les « dirty » beach : certaines plages reculées ne sont pas nettoyées et laissées à l’abandon. On y a d’ailleurs effectués notre plus gros ramassage avec plus de 50 kilos en quelques heures. 

Les prix : les prix sont 20% voir 40% plus cher que dans le reste de la Grèce … même si ça reste abordable et largement moins cher qu’en France,  c’est la première fois qu’on ressent l’impact du tourisme de masse. 


L’hiver à Meganisi

La vie en autonomie à VATHI

Présentation de notre mouillage dans la baie d’ABELAKI 

Meganisi Island

Situé au coeur de la mer Ionienne, Meganisi signifie Grande île en grec. 

Et effectivement c’est la plus grande des iles du Prinkoponissia. Située à seulement 800 mètres de l’ile principale de Lefkas, elle forme un Y et possède au Nord,  plusieurs anses abritées, des plages et des criques paradisiaques aux eaux turquoises. 


« L’archipel est constitué de l’ile de Skorpio (anciennement résidence de vacances de la famille Onassis) , de Skorpi, Sparti, Madouri, Cehloni et Tsokari. »

Gustave
Prof de géo

Pourquoi Abelaki ?

L’histoire commence au chantier et fait suite à la rencontre de Bruno, un marin suisse voguant sur un superbe Ovni nommé Jangada.

Lorsque nous nous apprêtions à mettre Sérénité à flot, lui sortait son navire. Effectivement, il n’est pas commun de reprendre la mer en fin de saison estivale et notre projet ne manque pas de l’interpeller.

Après quelques heures de discussions, il nous conseille de nous rendre à Meganisi et plus particulièrement à Abelaki. Cette fameuse baie protégée des vents de Nordest et de Sud si redoutés pendant les mois d’hiver. 

Une fois nos réparations (presque) terminées, nous décidons donc de nous y rendre. 

Sur l’ile 3 villages : Vathi, situé en bord de mer au Nord, Katomeri plus au centre et Spartochori sur les hauteurs du dit caillou. 

Katomeri, situé à 1km de notre mouillage, est un village typique, constitué de petites rues étroites, de maisons aux pierres claires, de toit aux tuiles oranges et aux portes joyeusement colorées. On y trouve quelques tavernes accueillantes et une petite quincaillerie, bien pratique quand on manque de quelques chose. (sinon il faut prendre le Ferry et aller sur l’ile de Lefkas).  

Spartachori surplombe une des premières anses de l’ile et la plage de Spilia, Port principal ! Les maisons sont blanches et les volets colorés en bleu, vert ou marron. Les rues y sont encore plus étroites qu’a Katomeri et le bus peine à se frayer un chemin sans raper un peu de peinture. 

Vathi à les pieds dans l’eau. La marina est petite (une vingtaine de bateaux l’hiver) et de nombreux bateaux de pêcheurs occupent les différents quais. La vie quotidienne (taverne, bars, petits commerces) s’organise et se concentre autour du port. La place centrale du village qui est un rond point (ndlr)  dispose d’un terrain de basket 😉 !!! 

« L’ile est connue pour avoir soit disant caché un sous marin durant la seconde guerre mondiale … dans une fameuse grotte (Papanikolis) accessible uniquement par voie maritime … »

Gustave
Prof de géo

Autonomie électrique

A notre arrivée le 19 novembre, nous disposions de peu d’autonomie en électricité. Tout juste de quoi maintenir les batteries en charge moyenne et d’utiliser les instruments de bord. 

Le roof était équipé d’un panneau de 10W et le pont avant d’un panneau posé à plat, d’une puissance de 50 watts. En été aucun problème, le soleil pointant haut. 

Lors des premiers mois d’hiver, il s’est avéré que les panneaux n’étaient pas suffisant. NDLR : sur Sérénité nous avons fait le choix de ne pas mettre de réfrigérateur, trop gourmand, on s’éclaire à la bougie (naturelle en cire d’abeille). Mais malgré ça, il nous fallait remédier et gagner de la liberté énergétique. 

Nous avons fait le choix d’acheter un deuxième panneau de 50 watts et un charmant voisin nous a offert un panneau de 30 watts qui trainait dans son rafiot. Il fallait maintenant créer et imaginer un support permettant une orientation verticale (rotative) et horizontale pour optimiser le flux lumineux émanant de notre chère étoile solaire. 

Les 2 panneaux de 50 watts finiront sur le balcon arrière solidement fixé sur un chandelier, le panneau de 30 watts prend place sur le pont avant (support en construction) et le panneau de 10 watts gagne un nouveau support crée à partir d’un vieil étau sur rotule ajustée sur une base de chandelier en inox.  

Pour l’éclairage (cuisine et carré), nous rechargeons dès que nous le pouvons,  à l’aide d’un panneau solaire souple de 16W : une lampe BIOLITE (très utile et à éclairage multiples) ainsi que 2 lampes solaires achetées dans une grande enseigne de bricolage.  En éclairage d’appoint, on dispose d’une lampe dynamo et d’une lampe frontale (indispensable). 

Avec un total de 140 watts de panneaux mono cristallins durs et de 16 watts poly cristallins souples nous arrivons à être autonome (Ordinateurs / tablettes / téléphones et électricité bateau) et ce depuis plus de 3 mois. 





Autonomie en eau

Lors de notre arrivée au mouillage, nos venions d’un ponton privé (10€ par jour) et nous avons pu faire le plein d’eau (du réseau).

Mais une fois posé pour passer l’hiver, il a fallu trouver une solution alternative pour combler nos besoins : en eau de consommation courante, 2L par jour et par personne (café / thé / hydratation quotidienne) ; ajuster et optimiser notre consommation pour l’hygiène. 

Après plusieurs essais, nous recyclons de vieilles bâches en récupérateur d’eau de pluie pour un total de 4m2 de surface. 

Les 2 récupérateurs prendront place sur le pont avec 3 reservoirs souples de 55 et 75L, pour un total de 205L de capacité. Le tout connecté avec des siphons souples et des chutes de tuyaux. 

Du 27 novembre au 17 février, nous vivons uniquement avec de l’eau de pluie, filtrée au charbon actif pour l’alimentation et avec un bas pour l’eau d’usage (douche / vaisselle / cuisine). 

VONITSA nous voilà !

le golfe d’Amvrakikos

Nous quittons notre mouillage de Preveza et faisons route en direction de l’EST, vers Vonitsa … quelques 10 miles avec un vent changeant nous sépare de notre destination.


NOS Vidéos


Jeudi 25 Octobre 2018

Nous testons le moteur à différent régime comme préconisé par les mécaniciens. Nous prenons le cap à l’EST puis NORD-EST et enfin au SUD à 175°. Après 3 heures de navigation plutôt calme, le spectacle des dauphins de la baie et le passage des hauts fonds aux abords de l’ile de Kefalos, nous apercevons la ville au loin, encore 2 miles et nous y sommes. Nous préparons le bateau pour la manoeuvre, les amarres sont sortis. Le ciel est clair et la mer est plus calme dans la baie à l’approche du petit port.
Toutes les places protégées du vent sont prises … Nous décidons de faire demi-tour et de nous rendre quelques mètres plus loin dans la baie abritée de KOUKOUVITSA.

La baie de KOUKOUVITSA

La baie est charmante, peu profonde et nous permet de mouiller environ 30m de chaine. Le paysage est superbe, des collines bordent le flan EST, au NORD le sommet de la Grèce continentale se fraye un chemin entre les nuages qui reflètent un soleil orangé. A l’OUEST, une presqu’île arborée rejoint la terre par un pont en pierres taillées. A la nuit tombée, il se pare de lumières vertes et jaunes et offre un spectacle ombres et lumières splendides.

Au début de l’île se dresse une petite chapelle blanche et rouge. De nombreux grecs y pêchent et se baladent sur cette ile autrefois complètement isolée.




La ville

La ville vit de la pêche et du tourisme. 2 hôtels et de nombreuses tavernes jonchent le bord de mer. 2 petits port de pêche à l’EST du front de mer sont emplis d’embarcation de différentes tailles. Le port de plaisance est complètement à l’OUEST et possède une vingtaine de places. On s’y amarre cul ou étrave à quai à l’ancre ou aux pendilles. L’eau et l’amarre sont gratuits. Pour combien de temps ? Nous y croiserons le jeune couple de sud africain rencontré au boatyard et un couple d’allemand qui renovaient leur catamaran quand nous étions à Trizonia.

La ville 2

Un fort vénitien domine la baie, lors d’un ballade autour, nous profitons des joies de la nature … Grenades et figues de barbaries pour le gouter, le dessert et le petit déjeuner.




Samedi 27 octobre 2018

Je laisse le capitaine au port et en profite pour aller voir un match de basket de l’équipe locale. 58-58 à la fin du temps réglementaire … puis 64-66 à la fin de la prolongation. L’ambiance est électrique et électrisante … comme une impression d’un samedi soir au club.

Mardi 30 octobre 2018

Nous resterons 5 jours sur place. Ce jour le vent constant est de 2 beaufort avec des rafales entre 4 et 5 beaufort. L’occasion de vérifier nos réglages, de checker les voiles de tempêtes et de profiter de la plage. Les oursins sont nombreux et de petites tailles … on appèlera cette île : « île aux oursins ». De nombreux poissons nous narguent et sautent hors de l’eau à l’image des dauphins lors de notre venue. On a bien essayé de pêcher, mais encore une fois sans succès.

Pluies et vents frais nous forcent à rester sur place, nous reprendrons la mer mercredi 31 octobre en direction du golfe.


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Carnet de Bord

Margarona BoatYard

Work in progress

Après plus d’un mois passé au chantier naval de Margarona, chez le sympathique mais quelque peu râleur Dimitri Manetas nous voilà sur l’eau et à flot. 

Cet article c’est l’occasion de faire un petit point sur ce qui a été entrepris et fait sur Sérénité. Un bateau solide et confortable mais qui avait besoin d’un bon gros coup de jeune. 

Menuiserie, peinture, mécanique, plomberie, construction et création en tout genre ont été nécessaire pour venir à bout de ce vieux voilier un peu bourru.. 

Retour en vidéos et en images sur la rénovation. 

Sortie de l’eau le 17 juillet 2018

https:/https://youtu.be/BjXfi45Z_5M

Le début d’une aventure

Réfection du Safran

Gros oeuvre en perspective, notre gouvernail est en piteux état, un crabe y a même élu domicile. Il a fallu creuser un trou sous le cul du bateau pour pouvoir le sortir. 


Indoor & outdoor

La mise hors de l’eau est impressionnante. On prend enfin conscience de la taille de la bête et on peut apprécier les ravages fait par nos amis les coquillages. La coque est couverte de mollusques en tout genre et ne demande qu’à être rénové. 

Un nettoyage haute pression et de nombreuses heures de ponçage sont indispensables pour retrouver une coque propre et prête pour la peinture.

Gros plan sur la coque

De haut en bas, Sérénité demande un bon ravalement. Je sais pas si ca se dit pour un bateau mais bon … Une fois le gros nettoyage passé, on retrouve le primaire gris d’origine et quelques traces d’antifouling rouge qu’il va falloir retirer. En bleu la ligne de flottaison. 


Avant et pendant

Primaire d’accrochage Epoxy … 1ère couche ! 

Retour en image sur le safran

Démontage, découpage, ponçage, résine, fibre, graissage … une réfection complète. 

Avant

Pose de fibre

Pendant

Après

12 jours de travail ont été nécessaire pour arriver au résultat final. De nombreuses réflexions et angoisses ont accompagné cette rénovation … on croise les doigts et espérons qu’il va tenir le cap … 

Un peu de tout

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Go back to water

Alors que la plupart des bateaux sortent pour l’hivernage … nous on y retourne, enfin !!!

Mise à l’eau le 17 octobre 2018

https://youtu.be/fmQeEvAR6GI

 

Utilisation du chariot avec quelques extensions … le tirant d’eau était donné d’1m55 sur les papiers officiels alors qu’on est à plus d’1m65. Dimitri et Harry ont été parfaits et adorables lors de ce moment émouvant et un peu flippant. 

Le Moteur

La mécanique diesel n’a presque plus de secret pour nous. Entre les réparations faites sur l’ancien OM636 Mercedes,

la dépose et la pose du nouveau Nanni Diesel. 200kg à monter à 3m du sol à l’ancienne … avec la bôme. 

Changement de toute la tuyauterie d’eau de mer, du circuit de gasoil et d’échappement. 

L’OM 636 de 40 ans

Installation du Nanni

38 ch sous le capot

Système D’échappement Vetus

Preveza

La presque île

Située au Nord-Ouest de la Grèce, à l’embouchure du golfe Ambracique, juste en dessous de Corfou, cette ville de taille moyenne est le chef-lieu du district régional.

A la fois station balnéaire animée et petit port industriel (encore en construction), la ville est peu étendue, le bord de mer offre de nombreux bars et restaurants. Le centre ville ombragé est un labyrinthe de petites ruelles étroites qui invitent à profiter du temps et des gens qui passent. 

En face du port municipal, à l’extérieur de la ville, en empruntant le tunnel , on y trouve quelques chantiers de toutes les tailles et pour toutes les bourses. 

A quelques kilomètres, l’aéroport d’Aktion (ville célèbre pour sa bataille navale), permet de transiter entre les différentes grandes villes de Grèce. 

Margarona Boatyard

Après le diagnostic moteur et avoir posé toutes les éventualités et possibilités qui s’offraient à nous, nous décidons de rejoindre Preveza et un petit chantier familial au nord de la ville. Le Margarona boatyard. 

Départ aux aurores de Lefkas le 17 juillet et passage du pont flottant par la petite porte car celui ci refuse de s’ouvrir, nous emboitons le pas des navires qui nous précèdent et suivons leurs traces. 

La navigation est plutôt calme malgré de forts courants. Le chenal est visible au loin et nous l’empruntons sans grande difficulté. L’arrivée est nettement plus acrobatique : l’espace est serré et le moteur fait des siennes, mais avec l’aide des gars du chantier nous nous amarrons en douceur. 

Nous rencontrons Dimitri (le patron) dans son bureau et parlons de la suite des évènements. 

Nous décidons de sortir le bateau de l’eau dans la journée. Il est mis sur cale et nettoyé pour éliminer coquillages et algues. 

Sérénité est impressionnant une fois hors de l’eau, on se rend enfin compte de cette quille longue qui assure notre confort en mer et du travail qui nous attends pour le rénover. 


C’est une sensation étrange les premiers jours, un genre de mal de terre ! 

Cette mise en cale sèche est l’occasion (un peu prématurée) de prendre soin de Sérénité et de commencer les travaux. 

Ponçage et nettoyage de la coque, remise en route du circuit d’eaux usées, nettoyage et étanchéité du pont, mesure du mouillage, inspection du gréement dormant et courant et démontage du vieux moteur. Des heures passées à lutter dans la cale face à ce beau bébé de 300kg. 

La liste des opérations prévues sur Sérénité est longue mais nous permets d’appréhender, de comprendre et connaitre notre bateau dans les moindres détails. 

Après 12 jours de bricolage intensif, nous laissons les merveilleux couchés de soleil derrière nous… il est temps de rejoindre la Corse puis l’Alsace pour finaliser notre grand départ et profiter une dernière fois des amis et de nos familles.  

Pour Tassos et son restaurant « The Mermaid », une taverne ombragée et pittoresque situé dans les rues piétonnes à 2 pas du port. Une cuisine local, gouteuse et généreuse à l’image du patron, on y retournera plusieurs fois … rien que pour l’ambiance. 

A ne pas manquer : le digestif maison à la cannelle … une vraie sucrerie !!!

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Ambiance de nuit … sound of the street …

PREVEZA – PORTO VECCHIO

Preveza – Igoumenista

Une Aventure …

Le réseau de Bus est bien développé et très abordable en Grèce, depuis Preveza nous avons mis 1h30 pour rejoindre le port d’Ingoumenista. (environ 15€ par passager) 

Il y a plusieurs lignes locales et les grandes lignes, vous permettent de rejoindre Athènes et les plus grandes villes de Grèce en quelques heures. 

Igoumenista – Ancone

14h en Mer Adriatique

A travers …

L’entrée du Terminal des ferrys est un peu excentré de l’arret de bus. 20 minutes à pied sont nécessaire pour le rejoindre 

Le Hall de départ est climatisé mais manque sérieusement de confort., nous nous rabattons sur un bar-épicerie juste en face du port. 

Cette fois ci nous avons fait la traversée avec ANEK LINES … les tarifs sont acceptables mais le personnel à bord n’est pas très avenant. 

Ancone – Livourne

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l’Europe …

Après 3 trains régionaux pour traverser l’Italie d’EST en OUEST, des heures d’attente dans les gares et des paysages à couper le souffle, nous arrivons à Livourne vers 23h. La nuit sera courte, le départ du Ferry est prévu à l’aube. 

En se baladant autour du port, nous trouvons un coin d’herbe tranquille pour passer la nuit. 

Livourne – Bastia

Et des vacances …

Nous nous réveillons aux sons de la ville, les klaxons et les sirènes des ambulances qui résonnent au loin, le chant des oiseaux et le bruit du port qui s’active. Après 2mois et demi de test en mer et sur terre, nous entamons la dernière ligne droite. Le ferry arrive au loin …   

Bastia – La Trinité

En Corse …

L’arrivée à Bastia par la mer est un moment magique qu’on essaye de prolonger au maximum, la ville est belle et colorée, le ciel est bleu et les nombreux voiliers dans la baie rendent ce lieu féerique. La gare routière est juste à coté du port, encore un peu d’attente et nous serons enfin au calme … nous ne pensons qu’à une seule chose : prendre une douche. 

Une pause repas dans une brasserie corse et une Pietra bien fraiche pour fêter ca !!! Il nous reste 4h de BUS sur les routes sinueuses du bord de mer et 1,5km à pied pour rejoindre la Maison au Golfo di Sogno. 

Nous arrivons soulagé, transpirant et fier du chemin parcouru jusque ici … La tête remplie de souvenirs et d’idées pour la suite de l’expédition. 

Un LONG VOYAGE

Durée Totale du Voyage

1
h
1
m
1
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Lefkas … ça passe et ça CASSE …

L’aventure perdure – Part 1

Jeudi 5 juillet, nous quittons notre mouillage de Vlicho à l’aube, direction Lefkada.

Captain’ Clot’ est à l’ancre et le moussaillon à la manoeuvre. Nous remontons une ancre pleine de vase sans trop de difficulté.

Une petite douzaine de miles nautiques nous attendent, les mats au loin sont encore éclairés, le soleil pointe son nez et la mer est d’huile dans la baie.

Nous zigzaguons entre les voiliers et les yacht de luxe pour nous frayer un chemin vers le large. Un voilier nous précède, nous emboîtons son sillage et c’est partit !!!

Tout est rangé sur le bateau, la « femme de ménage » peut venir.




Un fois l’île de Skorpio (propriété privée de la famille Onassis) et la pointe de Nydri passé, nous sentons le vent sur nos visages … Sans attendre nous sortons le génois et décidons de tirer un bord. Le plaisir sera intense mais de courte durée puisque le vent se calme et nous nous résignons à mettre le moteur (HB) en route.

Le CAP est pris … plein NORD à 360°.

Un belle étape nous attends, puisque nous devons passer le chenal de Lefkada (Leucade – Levkas).

Notre expérience de Messolonghi toujours dans un coin de la tête. Le canal est étroit, dragué à 6m, à tribord des îles et des rochers et à babord c’est pareil …

Et en plus au milieu de tout ça, les Charters boat sillonnent le périmètre. Concentrée, l’angoisse est lisible sur le visage de Captain’ Clot’.  Matelot Po’ vigilant fait la vigie entre le pont avant et la carte numérique (Merci JM).

Nous arrivons dans le chenal prudemment et en suivant de loin les bateaux qui nous devancent. A babord, la Marina, des yachts et des voiliers de luxe trônent fièrement. Nous poussons un peu plus loin (on a pas les mêmes moyens) et amarrons avec l’aide d’un navigateur Bulgare sur le quai gratuit juste en face de nous. La manœuvre est encore hasardeuse mais nous réussissons après quelques efforts musculaires à stabiliser la barque. Sérénité est en sécurité et nous aussi.

Après une sieste bien méritée et un tour dans la ville, nous nous couchons soulagé et heureux d’avoir parcouru tout ce chemin malgré nos galères.

La ville de Lefkas offre plusieurs visages, près des quais ça fourmille de vie, touristes et plaisanciers côtoient les travailleurs locaux et les grecs du port. Quand on s’enfonce au coeur de la cité, les petites ruelles typiques contrastes avec le faste des grandes artères.

A quelques encablures, des plages de sable fin, une eau turquoise, des spots de Kite surf et une nature à explorer.

Lefkada Town

Les bars et restaurants sont nombreux, variés et très animés. Les prix sont ceux d’une grande ville et on peut très bien y manger Grec – Italien – Libanais – Américain. On retiendra le « Light House » ou le patron de 70 ans fait l’animation. Il nous invitera même un soir après avoir eu connaissance de notre projet.


Inside & Outside

Dans les ruelles on trouve de petits café / bars et resto locaux colorés, abordables et adorables. Nombre d’entre eux possèdent des jardins cachés en arrière cours permettant de profiter d’un peu d’ombre et de fraicheur.

On s’y arrêtera plusieurs fois … Gyros, Souvlaki, cuisine traditionnelle et moderne.

Nous vous conseillons, un restaurant « casserole » à la cuisine inventive, délicieuse et généreuse : L’Euruxia au fond d’une petite ruelle étroite.

Les rencontres

Se ballader, être bloquer au port, parler du projet et passer du temps à découvrir une ville, c’est aussi faire des rencontres locales et internationales. A l’ombre d’une terrasse après un copieux repas, nous rencontrons Antonis Nikopolidis, sa femme Vaso Stasinou et leurs amis. Rencontre qui nous permettra de débuter un partenariat avec l’organisation ALLFORBLUE.

Bières, échanges et discussions nocturnes avec nos voisins Australiens qui parcourent le monde depuis des années (il en sont à leur 5ème bateau).

Lavro et Panos nos mécaniciens patients et pédagogues qui nous aideront jusqu’au bout à trouver une solution pour notre vieille machine.


Coup de coeur

Un bout lancé pour s’amarrer, un brin de causette sur le quai et au final une magnifique rencontre pleine de gaité. Les 5 nomades ont débarqués.

Une famille au grand complet, Henri, Marie-Hélène et leurs 3 garçons de 4, 6 et 8 ans.  Adrien, Nicolas et Maxime rythmeront nos journées de bon matin jusqu’au soupé.

Au programme : Pêche, bagarres et baignades le tout dans une atmosphère survoltée et enjouée.

Bon courage et bon voyage !

Part 2

Le verdict tombe

Il est temps de revoir nos plans … On nous avait prévenu, rien ne se passe comme prévu en Mer …

On distingue maintenant ce que c’est l’aventure !!! Vivre le moment présent, passer de la joie de réaliser un rêve à la colère et la tristesse de rester bloqué quelques miles nautiques plus tard.

Faire le deuil d’un moteur, d’une traversée vers la Corse et de la présentation de notre bébé à la famille et ami(e)s qui nous ont soutenu dans notre projet…

Après plusieurs réparations, un circuit de gasoil complètement nettoyé, des injecteurs propres, des heures passées dans la cale moteur, des mains marquées de noir et des quantités impressionnantes de fumées dégagées, le diagnostic tombe : 2 cylindres HS … compressions proches du Zéro !!! Notre Mercedes Benz OM636 a rendu l’âme …

« Une mer calme ne forme pas de marins d’expérience »

Nous sommes passés par toutes les phases … Choc, tristesse, colère, résignation, l’envie de tout quitter, laisser tomber et retourner à nos vies d’avant…

Mais une fois nos saumâtres sentiments passés, il est l’heure d’accepter la situation et de (re) construire – repenser l’expédition !

Un nouveau challenge, changer les plans, réfléchir plus loin, persévérer, avancer, persister, …  il y aurait des centaines de mots pour décrire notre état d’esprit actuel.

Nous voulons continuer notre combat contre la pollution et poursuivre notre rêve…

SEA2TERRA SE RELEVERA, PLUS FORT !!!

Messolonghi !!!

La marina et nos exploits !

On a entendu beaucoup de choses sur Messolonghi et sa marina … Mauvaise gestion, absence de règles et corruption en tout genre … Mais bon !!! 

Nous y avons passé une nuit et 2 jours après une très grosse journée de navigation (2 heures de vent soutenu au près et 4 au moteur). 

La baie est splendide avec pleins de petites baraques sur pilotis faisant penser à un mix entre l’Asie et les baies de Floride (on y était pas encore mais peut être un jour)

Des bateaux et des maisons de pêcheurs partout le long d’un chenal d’un mile nautique : étroit et sournois. Nous en avons fait les frais puisque déporté par le vent et le courant, nous nous y sommes échoué. Rien de bien grave, c’était de la vase et du sable. 

Après avoir essayé de nous dégager en faisant giter le bateau, nous décidons d’appeler le port…  (VHF Canal 12)

10 minutes plus tard, un bateau de pécheur local, nous vient en aide … Plus de peur de mal, notre quille et notre safran n’ont rien et nous pouvons rejoindre le quai sans problème.

Bien amarré devant un immense Cargo de Rotterdam transportant des morceaux d’éolienne, nous en profitons pour faire le tour de la ville, un peu moribonde, il faut se l’avouer … beaucoup de maisons abandonnées, des shops fermés et malgré l’animation sur les bords du port, la ville reste marquée par la baisse du tourisme … 

Sur le port, les bars et tavernes font le plein mais ne sont pas très abordables, ils nous permettent néanmoins de charger l’ordi et de profiter du Wifi pour checker la météo.  

Au centre ville, nous trouvons une taverne sympa et abordable, le serveur rêve de venir en France, nous offre le dessert ainsi qu’une partie de l’addition… 

Nous reprenons le chenal avec un peu d’appréhension mais tout se passe bien. Nous repartons contre vents et courants en direction de notre mouillage sauvage à Ormos Oxia. 

Go Nafpaktos

Nafpaktos / Naupacte / Lepante

Naupacte ou Nafpaktos en grec ancien est située sur la côte septentrionale du golfe de Corinthe, ville portuaire, elle compte environ 20 000 habitants.

Rues pavées, places ombragées et bords de mer arborés, la ville est chaleureuse et pousse à la découverte. Des remparts et un fort en pierre domine le bourg et offre une vue imprenable sur le golfe.

Le bord de mer est jalonné par d’innombrables restaurants et cafés. Plusieurs coins sympa dont : l’Art Café et à un petit restaurant proposant des Mezes accompagnés de vin grec : 6,50€ pour 2 !! et on a bien mangé…

A l’époque moderne, elle prend le nom de Lepante … fameuse bataille navale : La bataille de Lépante s’est déroulée le dans le golfe de Patras à quelques encablures , dans le contexte de la 4ème Guerre Vénéto-ottomane.

La puissante marine ottomane y affronta une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de la Sainte-Ligue. La bataille se conclut par une défaite des Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 20 000 hommes. L’événement eut un retentissement considérable en Europe et sonna l’arrêt de l’expansionnisme ottoman.


Le petit port est plus qu’agréable, même si il est très très animé le soir. Quelques pécheurs sont présents et ne sont pas avides de conseils. Attention de ne pas leur piquer leur place…

Nous avons eu la visite de quelques yacht de luxe prenant la moitié du port mais heureusement, il ne sont restés pas longtemps.

L’eau et l’électricité sont disponibles gratuitement (sans en abuser).

Nous avons profité de cette petite escale sous la pluie pour nous mettre en règle avec l’administration grecque. La police maritime est à 500 mètres à pied et nous avons obtenu notre DEKPA en 4 jours. (51€ à payer à la national Bank)

De nombreux restaurants et cafés mais 3 endroits à retenir quand vous serez à Nafpaktos.

Le Café « Nauagios », posé au bord de l’eau et directement accessible à la sortie du port, le patron est fan de voile et voileux lui même, il nous offert d’utiliser le Wifi pour checker la météo et quelques bières pour faire passer les chips et les cacahuètes (ouvert de 16h à 2h du matin).

Plus loin dans la ville, une minuscule place au coeur des rues piétonnes, le restaurant « EU OVIOS », la cuisine est traditionnelle, gouteuse et généreuse. Le service est de très bonne qualité et si vous êtes sympa ils vous offrent un petit dessert maison ! Nous y sommes retourné 2 fois …

Notre café du matin au « Diesel café » (ouvert dès 6h30) juste en face du port après la place centrale, le café y est bon et chaque matin nous avons droit à des petites gourmandises (croissants / loukoum / roulé au chocolat), les serveurs et le patrons sont vraiment super accueillants et nous ont permis de nous connecter autant que l’on voulait pour tenir notre site à jour.

Un dernier mot : GO NAFPAKTIA …

Notre escale à Trizonia

Escale forcée sur une île magnifique

Les problèmes moteurs nous suivent et ne se ressemblent pas … Circuit de gasoil défectueux, carburateur capricieux, et j’en passe…

Vous allez me dire qu’un voilier n’a pas vraiment besoin d’un moteur pour avancer… C’est le cas … le vent reste notre principal source motrice, mais pour rentrer, sortir d’un port , supporter « pétole », c’est quand même bien pratique !!! 

Nous sommes donc amarrés à Trizonia depuis plus d’une semaine en attente de réparations fiables pour reprendre la mer. 

On en profite pour faire (bien évidemment) de la mécanique mais aussi pour découvrir l’île, ses paysages magnifiques et ses habitants chaleureux et accueillant. 

Le port dispose d’eau en libre service et si on est sympa et débrouillard, on peut même avoir l’électricité. La marina est en restructuration et des changements sont annoncés pour le 1er juillet. Ces informations sont donc à prendre avec quelques pincettes. 

L’île propose plusieurs restaurants offrant aux touristes et voileux en transit, un large choix de spécialités (grecques / italiennes / produits locaux), ainsi qu’un petit bar à cocktails- glaces avec vu sur mer.  Au centre, un « mini market » ouvert quelques heures par jour (de quoi faire l’appoint car les prix sont un peu élevés). 

Plusieurs hôtels sont cachés dans une nature riche et florissante, les criquets y chantent toute la journée. 


Un bateau taxi (rouge / bleu ou jaune) fait la navette toutes les heures entre l’île et la ville de Glifada sur le continent moyennant 1€. Un bus passe le matin en direction de Nafpaktos, la ville la plus proche (histoire de faire le plein de vivre et de carburant). Le bus repars de Nafpaktos à 11h et 13h30. Si vous ratez le bus (notre cas la première fois) vous pourrez vous rendre en ville en taxi (30€ environ la course de 45min). Il est possible de réserver le bateau taxi à n’importe quelle heure et rien que pour vous contre 10€. 

Notre coup de coeur

Après une semaine de galère, nous avons eu le temps de discuter avec les « travailleurs » de l’île (30 personnes l’hiver, plus de 100 durant les grosses périodes). 

Une rencontre amicale avec Elias puis Yiannia, une business Woman qui tient plusieurs « shop » sur l’île. Leur petit restaurant italien (Pizza et Pasta) s’appelle l’ANCORA, elle possède aussi un petit magasin de souvenirs tenu par sa maman.

Charmants, accueillants et aidants, ils ont su par leur mots réconfortants et leurs bonnes pizzas, nous soutenir dans les petites épreuves que nous traversons au moment où j’écris ces lignes.