Corfou City

True Story

Corfou était l’île des Phéaciens. Peuple de marins un peu mystique. Les Phéaciens appartiennent à la race des géants dans la mythologie. 

Et comme toute bonne histoire de la mythologie, ça ressemble beaucoup au feux de l’amour. Secret story pour les plus jeunes. Leur roi Alkinoos est fils de Nausithoos lui-même fils de Poséidon et Péribée. Péribée est la plus jeune fille du roi des Géants, peuple de guerriers sauvages qui ont combattu les dieux de l’olympe. 

Nausithoos, a eut deux fils, dont l’un engendra une fille, Arété ; le second fils est Alcinoos, le « famous king » des Phéaciens. 

Alcinoos épousa sa propre nièce, la fille de son frère donc … 

C’est très certainement à cause de de ce mariage incestueux que le peuple des Phéaciens se situe (selon les grecs) entre deux mondes : entre celui des Géants auquel ils appartiennent par leur ascendance et par leurs unions un peu spéciales, et celui des hommes, qui vivent dans des cités, en organisation politique, et respectent les règles de bon usage en terme de mariage. 

On avance un peu dans l’histoire. 

Corfou fut colonisée par les Corinthiens vers 734 av. J.-C.. Plus tard, les Corfiotes instaurèrent leur propre politique, ils voulaient se libérer de l’autorité des Corinthiens. Une lutte territoriale et navale entre les Corinthiens et les Corfiotes et qui dura près de 70 ans vu les Corfiotes victorieux.  Les Corfiotes participèrent comme beaucoup d’autres colonies à la guerre du Péloponnèse du côté d’Athènes en -431. 

Les pertes dues à la guerre du Péloponnèse entraînèrent le déclin de l’île. Les Spartiates et leur armées envahirent l’île en -375. Mais les Athéniens portèrent secours à leur anciens alliés et chassèrent les Spartiates.

L’avènement des romains

En -229, Corfou fait partie de l’Empire romain. L’île fut, sous la domination romaine pendant environ six siècles. 

Époque byzantine

La période byzantine ne fut pas très paisible pour Corfou. En + 455, les Vandales ravagèrent l’île. En 562, les Goths envahirent Corfou et la pillèrent. Etant située stratégiquement entre l’orient et l’occident.  

Les Goths utilisèrent l’île pour attaquer la Grèce continentale.

Au XIe siècle (1082), les Normands voulurent s’emparer de Corfou. Mais Byzance et Venise, n’ont pas vu ça d’un très bon oeil et ensemble, ils les vainquirent en 1147. En 1204, les Croisés font leur apparition et Corfou subit alors la domination vénitienne.

Les vénitiens s’installent confortablement (1386-1797)

En 1386, quelques notables de Corfou demandèrent la protection du doge de Venise. Venise verse au roi de Naples 30 000 ducats d’or (ça faisait beaucoup à l’époque) pour récupérer l’île. Les Vénitiens construisent de nombreuses fortifications qui sont toujours sur pied et font de la ville de Corfou ce qu’elle est. 

En 1550, ils fondent la Vieille Citadelle et 30 ans plus tard, c’est le Fort Neuf qui fut érigé. Grâce à toutes ces défenses, l’île ne tomba jamais aux mains des Ottomans lors de luttes du XVe au XVIIIe siècle.

Passage des Français et des Anglais

Après avoir occupé Venise, Napoléon Bonaparte décide, en 1797, d’occuper les Îles Ioniennes. Le 27 mai, le général Gentili atteint la rade de Corfou et s’empare de la citadelle.L’île passe sous statut de protectorat britannique entre 1814 et 1864. Le 21 mai 1864, Corfou, ainsi que les autres îles ioniennes, est officiellement remise à la Grèce.





Et depuis …

Corfou coule des jours paisibles depuis son rattachement à la Grece, sauf de 1927 à 1943. 

En 43, des Italiens (des géomètres, ingénieurs et savants) sont agressés sur l’île : c’est l’incident de Corfou. Benito Mussolini en profite pour exiger des réparations inacceptables de la part d’Athènes. 

Devant le refus des Grecs, Mussolini occupe la moitié nord de l’île et commence à y installer des colons italiens en vertu de sa promesse de rebâtir un Empire romain en Méditerranée. .. Il avait quand même des drôles d’idées ce Mussolini. 

L’occupation italienne prendra fin avec le régime fasciste et Corfou retrouva sa tranquillité. 

Corfou et nous …

Une bonne douzaine de miles nous attendent ce matin. Nous quittons le mouillage sauvage et tranquille de Pétriti pour rejoindre la grande ville. Nous naviguons sous un ciel gris et nuageux mais avec du bon vent. Un vent du sud nous pousse vers le nord de l’ile. Nous naviguons 2h15 au vent arrière et grand largue. Le bateau adore ces allures et nous aussi. 

La mer se forme petit à petit, on évite de regarder derrière nous car les vagues grossissent et les creux aussi. 1 à 2m ce jour la. Sérénité surfe les plus grosses, on sent le bateau prendre de la vitesse, les plus petites passent sous le bateau sans nous chambouler. 

La visibilité n’est pas très bonne mais nous apercevons la pointe de Mandraki et le vieux fort au loin.  

Plusieurs possibilités pour s’amarrer 

2 yacht club occupent les places à l’entrée de la ville. Un au sud de la vielle citadelle et un juste au nord. Les places y sont chères et la protection des vents n’est pas la meilleure. Bien plus au nord-ouest se trouve une immense Marina, payante bien évidemment mais proposant l’eau et l’électricité … c’est entre 5 et 10€ du mètre …

Entre les 2 , le port de commerce blindé de ferry et de paquebot, le nouveau et le vieux port. 

Notre choix se portera sur ce dernier. Il est gratuit, pas forcement très propre mais il offre une protection importante contre tous les vents et … on est au coeur de la vieille ville de Corfou. De vieilles bâtisses au style vénitien surplombent le bateau et l’atmosphère y est plus tranquille. Ni eau ni électricité … c’est pas grave … on a l’habitude de vivre sans et on dispose encore de suffisamment de réserves. 

La manoeuvre est difficile … le vent du sud souffle fort (4-5 beaufort). Nous mettrons 20 minutes à réussir notre marche arrière et occuper la seule place de libre. Une fois, les amarres en place et l’ancre vérifiée, il est temps de clôturer le livre de bord et de boire un coup. 

La météo n’est pas très encourageante pour les jours a venir, une bonne opportunité pour profiter de la ville, de son vieux marché couvert et du folklore local. A l’heure où j’écris ces quelques lignes les fêtes de pâques approchent et l’ambiance est forcement festive. 

Ce qu’on a aimé 

Flaner dans la vieille ville en dehors des grosses artères touristiques et surtout en regardant en l’air. C’est un labyrinthe de petite rues ou chaque bâtiments racontent une histoire.

La « old town » est splendide et riche. On y retrouve des airs d’Italie avec ses couleurs aquarelles. Du jaune pale au pourpre, ses volets colorés et fleuris. Les façades aux tons ocres, les balcons en fer et les tuiles rouges témoignent des quatre siècles de domination vénitienne. 

Les enfants courent dans les rues et le linge sèche sur des fils entre les bâtiments. On a passé des heures dans des petits cafés reculés à contempler ce spectacle. Corfou est vivante avec de nombreuses rues commerçantes et des terrasses à n’en plus finir. Autour de l’esplanade, on y remarquera l’empreinte française avec une longue rue bordée d’arcade. Un style très parisien. On s’y arrête volontiers pour boire un café à l’ombre et regarder le fourmillement de vies. 

La biere de Corfou 

Corfu Beer est une brasserie fondée en 2006 dans le but de créer une vraie bière de classe mondiale à Corfou et de concurrencer les grands groupes grecques. Rien a voir avec les bières belges à fort taux en alcool. Les 4 bières (Blonde / Red / Black et Gold) que l’on a pu gouter sont douces et peu alcoolisées (5%). Rafraichissantes et gouteuses, elles sont parfaites pour accompagner le Sofrito ou le Boudréto. 



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