L’hiver à Meganisi

La vie en autonomie à VATHI

Présentation de notre mouillage dans la baie d’ABELAKI 

Meganisi Island

Situé au coeur de la mer Ionienne, Meganisi signifie Grande île en grec. 

Et effectivement c’est la plus grande des iles du Prinkoponissia. Située à seulement 800 mètres de l’ile principale de Lefkas, elle forme un Y et possède au Nord,  plusieurs anses abritées, des plages et des criques paradisiaques aux eaux turquoises. 


« L’archipel est constitué de l’ile de Skorpio (anciennement résidence de vacances de la famille Onassis) , de Skorpi, Sparti, Madouri, Cehloni et Tsokari. »

Gustave
Prof de géo

Pourquoi Abelaki ?

L’histoire commence au chantier et fait suite à la rencontre de Bruno, un marin suisse voguant sur un superbe Ovni nommé Jangada.

Lorsque nous nous apprêtions à mettre Sérénité à flot, lui sortait son navire. Effectivement, il n’est pas commun de reprendre la mer en fin de saison estivale et notre projet ne manque pas de l’interpeller.

Après quelques heures de discussions, il nous conseille de nous rendre à Meganisi et plus particulièrement à Abelaki. Cette fameuse baie protégée des vents de Nordest et de Sud si redoutés pendant les mois d’hiver. 

Une fois nos réparations (presque) terminées, nous décidons donc de nous y rendre. 

Sur l’ile 3 villages : Vathi, situé en bord de mer au Nord, Katomeri plus au centre et Spartochori sur les hauteurs du dit caillou. 

Katomeri, situé à 1km de notre mouillage, est un village typique, constitué de petites rues étroites, de maisons aux pierres claires, de toit aux tuiles oranges et aux portes joyeusement colorées. On y trouve quelques tavernes accueillantes et une petite quincaillerie, bien pratique quand on manque de quelques chose. (sinon il faut prendre le Ferry et aller sur l’ile de Lefkas).  

Spartachori surplombe une des premières anses de l’ile et la plage de Spilia, Port principal ! Les maisons sont blanches et les volets colorés en bleu, vert ou marron. Les rues y sont encore plus étroites qu’a Katomeri et le bus peine à se frayer un chemin sans raper un peu de peinture. 

Vathi à les pieds dans l’eau. La marina est petite (une vingtaine de bateaux l’hiver) et de nombreux bateaux de pêcheurs occupent les différents quais. La vie quotidienne (taverne, bars, petits commerces) s’organise et se concentre autour du port. La place centrale du village qui est un rond point (ndlr)  dispose d’un terrain de basket 😉 !!! 

« L’ile est connue pour avoir soit disant caché un sous marin durant la seconde guerre mondiale … dans une fameuse grotte (Papanikolis) accessible uniquement par voie maritime … »

Gustave
Prof de géo

Autonomie électrique

A notre arrivée le 19 novembre, nous disposions de peu d’autonomie en électricité. Tout juste de quoi maintenir les batteries en charge moyenne et d’utiliser les instruments de bord. 

Le roof était équipé d’un panneau de 10W et le pont avant d’un panneau posé à plat, d’une puissance de 50 watts. En été aucun problème, le soleil pointant haut. 

Lors des premiers mois d’hiver, il s’est avéré que les panneaux n’étaient pas suffisant. NDLR : sur Sérénité nous avons fait le choix de ne pas mettre de réfrigérateur, trop gourmand, on s’éclaire à la bougie (naturelle en cire d’abeille). Mais malgré ça, il nous fallait remédier et gagner de la liberté énergétique. 

Nous avons fait le choix d’acheter un deuxième panneau de 50 watts et un charmant voisin nous a offert un panneau de 30 watts qui trainait dans son rafiot. Il fallait maintenant créer et imaginer un support permettant une orientation verticale (rotative) et horizontale pour optimiser le flux lumineux émanant de notre chère étoile solaire. 

Les 2 panneaux de 50 watts finiront sur le balcon arrière solidement fixé sur un chandelier, le panneau de 30 watts prend place sur le pont avant (support en construction) et le panneau de 10 watts gagne un nouveau support crée à partir d’un vieil étau sur rotule ajustée sur une base de chandelier en inox.  

Pour l’éclairage (cuisine et carré), nous rechargeons dès que nous le pouvons,  à l’aide d’un panneau solaire souple de 16W : une lampe BIOLITE (très utile et à éclairage multiples) ainsi que 2 lampes solaires achetées dans une grande enseigne de bricolage.  En éclairage d’appoint, on dispose d’une lampe dynamo et d’une lampe frontale (indispensable). 

Avec un total de 140 watts de panneaux mono cristallins durs et de 16 watts poly cristallins souples nous arrivons à être autonome (Ordinateurs / tablettes / téléphones et électricité bateau) et ce depuis plus de 3 mois. 





Autonomie en eau

Lors de notre arrivée au mouillage, nos venions d’un ponton privé (10€ par jour) et nous avons pu faire le plein d’eau (du réseau).

Mais une fois posé pour passer l’hiver, il a fallu trouver une solution alternative pour combler nos besoins : en eau de consommation courante, 2L par jour et par personne (café / thé / hydratation quotidienne) ; ajuster et optimiser notre consommation pour l’hygiène. 

Après plusieurs essais, nous recyclons de vieilles bâches en récupérateur d’eau de pluie pour un total de 4m2 de surface. 

Les 2 récupérateurs prendront place sur le pont avec 3 reservoirs souples de 55 et 75L, pour un total de 205L de capacité. Le tout connecté avec des siphons souples et des chutes de tuyaux. 

Du 27 novembre au 17 février, nous vivons uniquement avec de l’eau de pluie, filtrée au charbon actif pour l’alimentation et avec un bas pour l’eau d’usage (douche / vaisselle / cuisine). 

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